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LE CROCUS

 

Un restaurant pizzeria très connu dans le Pays Voironnais 

qui figure parmi les plus appréciés ! 

04 76 06 61 12 

45 Route Nationale 75, 38490 Charancieu 

Restaurant en Rhône-Alpes à Charancieu en Isère

La restauration a de nombreux ancêtres

 

Depuis tous temps, il existe des lieux pour se restaurer en dehors du foyer familial.  

 

Cependant, les restaurants tels que nous les connaissons aujourd’hui n’ont rien à voir avec leurs tout premiers ancêtres. 

 

Durant la Rome antique, des locaux appelés thermopolia (ou thermopolium) sont utilisés pour nourrir de manière rapide les visiteurs.  

 

Ce sont les premiers fast-foods, qui ne datent donc pas de notre époque, mais de 2 000 ans. Thermopolium signifie « endroit où l’on vend des repas et des boissons chaudes ».  

 

Durant l’Antiquité, les pauvres n’ont pas les moyens matériels pour cuisiner leurs repas.  

Les thermopolia sont des lieux idéaux à leurs yeux pour se restaurer de manière rapide, sur place ou à emporter.  

Ils sont meublés d’un simple comptoir en pierre, pourvu de bols creusés à même la matière.  

A l’intérieur sont déposés divers aliments secs et froids, destinés à être chauffés ou consommer tels quels dans de petits récipients.  

Les produits proposés sont peu nombreux mais variés, allant du simple pain au poisson salé, en passant par les fruits et les lentilles, sans oublier le vin épicé. 

 

A Pompéi, avant la destruction de la ville en 59 par l’éruption du Vésuve, au moins 150 thermopolia sont présentes.  

Cependant, ces premiers restaurants sont mal vus par les nobles Romains. Engendrant d’importants regroupements de joueurs ou de buveurs, ils souffrent d’une mauvaise réputation (même si cela n’empêche pas certains riches Romains de s’y rendre).  

A un point tel que l’empereur Claude ordonne la fermeture de multiples thermopolium. 

 

Les personnes de l’Antiquité ayant plus de moyens préfèrent les tavernes au thermopolia.  

Du mot taverniculae signifiant petites boutiques, elles apparaissent chez les Gaulois dès le Ier siècle de notre ère.  

Elles sont le plus souvent gérées par les femmes des commerçants et perdurent jusqu’au Moyen-Âge. 

 

Au XIIe siècle, les tavernes sont cependant mal perçues elles aussi. Les visiteurs ne boivent que du vin dans des gobelets ou des cornes en bois, ils ne viennent pas pour se nourrir. C’est le lieu des rencontres entre brigands, ivrognes et prostituées. 

Toujours au Moyen-Âge, puis à la Renaissance, en France, de nombreux villages possèdent des cabarets où les visiteurs peuvent boire, manger et même parfois dormir.  

Ces établissements sont les lieux pour converser, jouer et se rencontrer.  

Mais ils sont eux aussi mal perçus, considérés comme des lieux prônant le bruit, le libertinage et vendant la nuit. 

 

Puis il y a les auberges, les ancêtres directs des hôtels-restaurants que nous connaissons.  

Elles sont moins nombreuses que les cabarets et doivent respecter la loi française. Elles sont officiellement les seules à pouvoir proposer la boisson, le repas et le repos. 

Elles accueillent tous les voyageurs et leur gérant est appelé un tenancier.  

Placées près des lieux de passage et au bord des routes, elles sont reconnaissables à une enseigne en bois accrochée au-dessus de leur porte.  

Les grandes villes françaises ont chacune une auberge prisée, telles que Le Cheval Blanc à Limoges, Le Lion d’Or à Lyon ou encore Le Chapeau Rouge à Bordeaux.  

Les repas ne sont pas proposés à la carte, contrairement aux auberges chinoises, où depuis la dynastie Song (960-1279), les repas sont au choix du client. 

 

Puis au XVIIIe, les restaurants que nous connaissons émergent à Paris, qui devient leur capitale.  

C’est en 1765 que monsieur Boulanger ouvre le premier restaurant moderne, et donne le sens actuel de ce mot. (Auparavant, restaurant signifie un bouillon reconstitué de jus de viande concentré). Boulanger modifie les coutumes et propose des repas à la carte, dont les prix s’affichent à l’entrée de l’établissement. Il sert les clients avec couteaux et fourchettes, leur attribue des serveurs dédiés, et innove en remplaçant le service à la française par celui à la russe.  

En effet, jusqu’à cette époque, les nobles se servent eux-mêmes leurs portions en se servant dans les plats posés au centre de la table.  

Introduit officiellement par le prince Alexandre Kourakine, ambassadeur de Russie en France au début du XIXe siècle, Boulanger prend de l’avance et sert ses invités autour d’une table séparée des autres clients, des plats chauds et proportionnés. 

 

En 1782, Antoine Beauvilliers reprend l’idée de Boulanger et l’améliore en raffinant davantage le restaurant.  

Il ouvre, toujours à Paris, la Grande taverne de Londres, où il sert, comme dans la capitale britannique, le vin en bouteille.  

Le restaurant de Beauvilliers devient le premier de luxe et ne connait pas de concurrents pendant vingt ans. 

 

C’est à partir de la Révolution française que le nombre de restaurants explosent. Avec l’abolition des privilèges et la fuite de nombreux nobles, beaucoup de cuisiniers se retrouvent sans emploi.  

Ils ouvrent alors leurs propres établissements, nourrissant ainsi les nouveaux arrivants dépourvus de famille pouvant les nourrir. 

 

En trente ans, les restaurants augmentent au nombre de 3 000 et sont également fréquentés par la bonne société. 

Aux Etats-Unis, le premier restaurant ouvre à Boston en 1794, tandis qu’en Suisse, il faut attendre 1880 pour en voir apparaître. 

 

Au XXe siècle, les modes de vie s’améliorent et de plus en plus de personnes sortent les midis et les soirs pour profiter de cette sortie qui devient peu à peu un loisir.  

De nos jours, rares sont les endroits qui ne possèdent pas au moins un restaurant. Ils ciblent leurs clientèles et se spécialisent.  

On trouve à présent des établissements pour tout le monde. Les restaurants dits gastronomiques servent des menus parfois complexes et variés à heures fixes, tandis que les brasseries ne s’arrêtent pas de la journée.  

Les pizzerias émergent, ainsi que les fast foods, les descendants de ces fameux thermopolia, vieux de 2 000 ans. 

  

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